Politique – Guinée, Cote d’Ivoire, Gabon : les démocraties de la honte.

Les derniers soubresauts de l’actualité politique du continent africain me font craindre le pire dans les mois/années qui arrivent. En effet, on assiste avec incrédulité à un regain de tension en Côte d’ivoire, en Guinée et dans une moindre mesure au Gabon. Ces pays qui sur la scène internationale jouissent d’une image de pays exemplaires en matière de démocratie, et sont reçus chaleureusement par tout le gotha des chefs d’Etat, se trouvent aujourd’hui dans une posture bien peu glorieuse.

En effet, il ne vous aura pas échappé qu’en Guinée par exemple, une violente répression s’est abattue sur l’opposition lors d’une manifestation la semaine dernière. Celle-ci a été suivie d’une vague d’arrestations sans précédents depuis l’avènement de la IIIe République. Des arrestations totalement arbitraires. Parmi les personnes arrêtées se trouvaient des enfants d’opposants dont le seul crime est d’en être les descendants. Quand on sait qu’une tuerie a eu lieu dans l’intérieur du pays et que les responsables courent toujours, il faudrait peut-être changer de priorités.

A cela, il faut ajouter les arrestations et la tentative d' »extermination » (dixit le Président de l’Assemblée Nationale, Guillaume Soro en personne) dont le FPI est l’objet en Côte d’ivoire. Ainsi, le numéro 2 du parti, Laurent Akoun, a été condamné aujourd’hui à 6 mois fermes pour trouble à l’ordre public; mais aussi Kone Gatinan arrêté et dont la demande d’extradition est en cours de traitement par la justice ghanéenne. Je rappelle, que je ne porte pas spécialement ce parti dans mon cœur. Néanmoins, il faut être juste et arrêter cette chasse aux sorcières dont le FPI et ses sympathisants sont victimes aujourd’hui. A l’heure, ou le gouvernement prône la réconciliation nationale, tout ceci ne sont que des mauvais signaux envoyés à la population. Lutter fermement contre les tentatives de déstabilisation du pays est une chose mais empêcher des leaders politiques de jouer leur rôle en les muselant en est une autre.

Ceci est également valable pour le gouvernement gabonais qui est tenu responsable de la mort d’une manifestante (au moins) il y a une dizaine de jours. Dès lors qu’une armée ouvre le feu sur sa propre population, elle perd selon moi toute crédibilité laissant ainsi craindre le pire.

Alors, il est temps de mettre tous ces (pseudos) leaders politiques en garde et face à leurs responsabilités. Qui sème la haine aujourd’hui, récoltera la guerre à termes. Il ne faudra pas s’étonner lorsqu’une partie de nos populations se radicalisera et conduira nos pays vers un avenir incertain jonché de violences.

Soul.

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